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  ANTIGUA, GUATEMALA, 13 OCTOBRE 2005
 

Des centaines de morts
Les pluies diluviennes de l'ouragan Stan qui ont frappé l'Amérique centrale n’ont pas épargné le Guatemala. 652 personnes ont perdu la vie au pays, plus de 1 400 autres sont disparues et plusieurs familles se retrouvent sans toit.  Une situation difficile pour ces personnes qui vivent déjà dans la pauvreté. Plusieurs glissements de terrain ont détruit de nombreux logements et routes. Plusieurs villages se sont isolés et l'aide ne peut pas y être acheminée. Tout près de nous, dans la ville d’Antigua, la tenante d'un kiosque de fruits a perdu la vie lorsqu’un mur de sa maison s’est effondré sur elle. Partout dans le pays les gens s’entraident en allant porter à des organismes de l’eau purifiée, des denrées alimentaires et des vêtements.

Pour notre part
Nous aidons les habitants d'une petite municipalité nommée Pastores à nettoyer les écoles. Nous prenons également des photographies qui serviront d'archives pour les villageois et pour qu'ils puissent demander des fonds pour tout rebâtir.

Nous sommes réellement touchés par la situation. Une misère incroyable pour un peuple si pauvre. Chaque jour, le bilan des morts ne cesse de s'alourdir. S'ajoute à tout cela un risque d'épidémie.

Il nous sera probablement difficile de quitter le pays par voie terrestre, car les nombreux ponts de la route qui mène au Costa Rica sont détruits. Nous passerons encore quelques semaines ici pour apporter notre aide.

Rue innondée par l'ouragan Stan au Guatemala
Maison innondée par l'ouragan Stan au Guatemala
voiture sous la boue résultant du passage de l'ouragan Stan au Guatemala

Voir d'autres photos du désastre

 
Au sommet du volvan Acatenango au Guatemala
Patrick, Hal, Hank et Eric

Vue sur le volcan Fuego au Guatemala
Vue sur le volcan Fuego

Volcan Acatenango
C'est avec trois autres voyageurs, deux Américains et un Allemand rencontrés sur notre route que Patrick a fait l'ascension du volcan Acatenango. La ville d’Antigua est entourée de 3 volcans. Le volcan Acatenango, le plus haut des trois, atteint une altitude de 3 975 m. Du haut du volcan, nous pouvons apprécier la vue du volcan Fuego (3 763 m), le volcan le plus actif de la région.
 
L'ascension d'Acatenango prendra au total six heures. Toutefois, le mauvais temps nous obligera à dormir dans un refuge situé près du sommet. Le lendemain, à 4h du matin, c'est à l'aide de lampes frontales que la montée vers le sommet a repris. Un lever de soleil incroyable nous attendait. Déjà, à près de 4 000 m, nous commençons à sentir les effets de l'altitude. À plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour reprendre notre souffle. Nous marchons dans un sable noir qui rend la montée plus difficile. Au sommet, nous y retrouvons deux cratères. La dernière éruption remonte en 1972.

 

Journée internationale de l’enfance
Le samedi 1er octobre, le pays en entier célébrait la journée internationale de l’enfant. Comme un peu partout en Amérique latine, les enfants occupent une place primordiale dans la famille. Le vendredi précédant, plusieurs étudiants de notre l’école de langue, les professeurs et le directeur se sont unis pour pouvoir organiser une fête dans une de école primaire pauvre du village de Pachali situé près de la ville d'Antigua. Au menu, des kilos de bonbons, des ballons pour tous, des piñatas et des centaines de visages souriants.
 
Nous passons trois heures intenses avec ces jeunes à jouer au sac de poches de patates, à transporter une lime sur une cuillère dans la bouche, à soulever les enfants un à un au bout de nos bras et finalement à achever ces piñatas pour en recueillir les bonbons.
 
Un sentiment de bonheur nous envahit lorsque nous voyons tous ces sourires sur ces petits visages. Notre caméra numérique attire leur curiosité et les enfants se prêtent au jeu de la photo avec le plus grand bonheur. Nous ressentons également de la tristesse de voir autant de pauvreté. Plusieurs de ces jeunes vivent dans une misère incroyable.
 
Déjà à l'âge de 7 ou 8 ans, certains de ces enfants doivent se lever aux petites heures du matin pour aider leurs parents à préparer les tortillas. Ils doivent ensuite se rendre au marché pour vendre leurs produits en échange de quelques sous. Trop souvent, c'est l'estomac vide qu'ils commencent leur journée sur le banc d'école.
 
De l'autre côté de la cour de récréation, des enfants, soient trop jeunes ou obligés de travailler pour les besoins de leur famille, regardent le spectacle. On peut lire dans leurs yeux le goût de faire, eux aussi, partie de la fête.

Patrick à l'école de Pachali
Enfants de l'école Pachali au Guatemala
Caroline et une fillette au Guatemala
 
Rue typique de Antigua au Guatemala
Ruine de Antigua au Guatemala
 
Ville déclarée patrimoine mondial par l’UNESCO
Antigua, fondée en 1543, fut la capitale espagnole de l’Amérique centrale pendant 233 ans. En 1773, un dévastateur tremblement de terre a rasé la ville. Dans l’espoir d’échapper à d’autres destructions, le gouvernement a décidé de transférer la capitale à la ville de Guatemala. Cependant, les planificateurs coloniaux ont déplacé la capitale de seulement 47 km. La nouvelle capitale a donc elle aussi été victime de tremblements de terre. Le dernier plus important remonte en 1976 où près de 23 000 personnes ont perdu la vie. Après le tremblement de terre de 1976, Antigua s’est reconstruite tranquillement en conservant son caractère, architecture et pierres de chaussées traditionnelles. Un vrai plaisir pour les yeux, mais tout un ennui pour les automobilistes!
 
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