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  COSTA RICA, 24 FÉVRIER 2006 - JOUR 356
 

DÉJÀ un an de voyage
Incroyable! Cela fait déjà un an que nous avons tout quitté pour vivre l’aventure autour du monde. Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette première année sans avoir connu de graves problèmes. Au moment d’écrire ces lignes, nous nous apprêtons à prendre l’avion pour retourner voir nos proches au Québec pendant un mois. Nous avons des papillons dans l’estomac à l’idée d'aller à la rencontre de ceux que nous aimons. Après tout ce temps, nous avons des tonnes de choses à nous dire. Nous sommes prêts pour ce moment qui sera magique, mais le voyage est loin d’être terminé. Si tout ce passe pour le mieux, il y a encore devant nous trois ans d’aventures qui nous attendent.

Patrick et Caroline à l'aéroport de San José
À l'aéroport de San José, Costa Rica

 

Un tique dans la peau
Une tique dans la peau

Scorpions, ARAIGNÉES et serpents venimeux
Nous venons tout juste de quitter la jungle du Costa Rica où nous y avons passé plus de deux mois. Ce pays possède une biodiversité unique au monde des plus plaisantes à découvrir. Tout y est : oiseaux aux couleurs flamboyantes, curieux mammifères, dangereux reptiles, étranges insectes et amphibiens toxiques. Nous apprécions ces bestioles fascinantes, mais nous préférons parfois qu'elles gardent une certaine distance.

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Face à face avec un serpent mortel
Il faisait nuit lorsque nous revenions du village de Playa Cacao. Équipés de nos lampes frontales, dont l'intensité était diminuée par des piles à moitié déchargées, nous empruntons le sentier qui nous mène à notre campement. En éclairant le sous-bois, il est souvent possible de voir de petits yeux briller. Partout il y a des animaux actifs, mais ils s’éloignent toujours de nous. Cela en est plus fascinant qu’épeurant. Là où nous sommes plus effrayés, c’est lorsque nous tombons face à face avec le fer-de-lance, un serpent venimeux et mortel. Étendu dans le sentier, il devait bien faire deux mètres de long. Ce n’est qu’à trois mètres de lui que nous l’avons surpris. Aussitôt, nos deux pieds se sont figés dans le sol. Pas question de faire un pas de plus.

Le serpent fer-de-lance
Fer-de-lance, surtout ne pas le déranger

Caroline effrayée par le serpent
Caroline n'a pas apprécié la rencontre

Caroline était de toute évidence apeurée à un point tel qu’elle fût étourdie. L’appareil photo en main, Patrick a fait le tour du serpent pour le photographier et l’identifier avec certitude. Généralement, les gens de la place l’auraient tué. Il n'était qu'à une dizaine de mètres d’où nous travaillons tous les jours pour rafraîchir un bâtiment. Puisque nous n’avions pas une machette avec nous et que nous ne connaissions en rien la réaction potentielle de cet animal, nous n'avons pas essayé de le tuer. Nous apprendrons plus tard, il y a quelques années, qu'un autre fer-de-lance a conduit Don Alvaro, l’homme avec qui nous partageons les lieux, à l’hôpital pendant dix jours et que son frère est décédé de sa morsure. Quant à nous, il nous aura donné une bonne frousse et quelques cauchemars.

 

Des scorpions dans notre cabane
Nous avons trouvé un scorpion sous notre matelas, un autre dans la toiture et un troisième, un bébé, sous un miroir posé sur le plancher. Est-ce essentiel de dire que nous prêtons beaucoup d’attention où nous mettons les mains? Toutefois, cette espèce n’est pas mortelle pour l'homme, mais nous préférons tout de même éviter son dard. Après avoir trouvé le bébé scorpion, nous avons tout nettoyé pour nous assurer que la maman n’a pas trop de progéniture. Heureusement, nous n’aurons pas d’autres colocataires du genre.

Scorpion du Costa Rica
L'un de nos trois colocataires

 

Un paresseux en chute libre
Après avoir marché une bonne demi-heure à pas de tortue pour prendre des images d’insectes, Patrick a entendu un son qui se distinguait de celui de la cigale. Il a d'abord pensé qu’il s’agissait d’un bébé félin, car le son ressemblait étrangement à un miaulement. Il quitte le sentier et cherche à localiser la provenance du bruit. C'est alors qu'il aperçoit deux boules de poils gris. Il s’agit de paresseux accrochés à une branche à plus de 70 pieds de haut. Aussitôt, il prend son enregistreuse pour mémoriser les cris de cet animal. C’est à ce moment exact que l’un des paresseux se décroche de la branche et fait une chute d’environ 30 pieds en se dirigeant droit sur Patrick. Juste à temps, le paresseux se raccroche à la branche qui vient de heurter de plein fouet. Notre photographe en a donc profité pour lui tirer le portrait de plus près.

Paresseux du Costa Rica
Le paresseux
 

Patrick et Caroline sous la tente
Dormir à l'abri des insectes

La vie sur Zamia
Les conditions climatiques de cette partie du Costa Rica sont parfois accablantes. Déjà, vers les 7h du matin, la présence du soleil nous écrase sous une chaleur avoisinant les 35 °C. La présence de la mer rend l’air chargé d’humidité à 85 %. Cela rend le travail plus difficile et nous pouvons vite comprendre pourquoi les Costariciens travaillent à un rythme plus lent que celui des Nord-Américains. À Zamia, un projet de développement durable, nous transportons tout le matériel nécessaire par un sentier pédestre de plus de 1 km. Cela ne nous facilite pas la tâche. Néanmoins, c’est cet éloignement des lieux qui lui donne tout son charme.

Suite au départ d’Alvaro, le gardien des lieux qui nous a quittés une semaine pour visiter sa famille, nous passons plusieurs jours sans eau courante. Nous devions recueillir chaque jour l’eau à la rivière et nous y laver sous le regard curieux d’une troupe de singes hurleurs. Difficile de se sentir plus en nature. Au retour d’Alvaro, le problème d’eau a été fixé en trois minutes. Nous avions fait le tour de toute la tuyauterie, mais nous n’avions jamais pensé qu’une accumulation d’air dans les tubes pouvait empêcher l’eau de couler.

Patrick et Caroline se lavent sous le regard des singes
Se laver sous le regard des singes
Patrick à la recherche d'or Au revoir Playa Cacao
Le village de Playa Cacao restera gravé dans notre mémoire pour toujours. Nous y avons connu une tranquillité que jamais nous n’avons trouvée ailleurs. Ce contact unique avec la nature nous rappelle qu’il y a un créateur bien plus puissant que nous et qu’il est à nous de protéger son œuvre.

Patrick à la recherche d'or mais sans succès

 
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