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  LA QUÊTE DU PÉTROLE, OUEST CANADIEN, 23 JUIN 2006 - JOUR 436
 

Caroline, en route pour l'Alberta, 48 heures d'auto
Caroline, en route pour l'Alberta, 48 heures d'auto

Nous voilà repartis
Après une pause de quelques semaines au Québec, nous empoignons à nouveau nos sacs à dos. Cette fois par contre, c’est sans notre équipement de camping. Nous reportons les vacances pour plus tard. C’est en fait le travail qui nous attend. Quoi? Vous ne croyez tout de même pas que l’on est millionnaire pour se trimballer le pompon sur tous les continents sans travailler?
Une autre réalité nous rattrape
Le travail, non pas que ce soit totalement déplaisant, mais disons que cela est essentiel et que ça fait partie des moyens pour réaliser notre rêve. Avant notre départ du Québec, nous établissons un contact avec une compagnie de prospection pétrolière en Alberta. Nous mettons la main sur un emploi sans même passer une entrevue officielle.

La santé par-dessus tout
Pour atteindre nos objectifs financiers, il nous faut trouver un travail bien rémunéré. Il nous faut aussi vivre dans des conditions qui nous permettent d’économiser. La prospection pétrolière nous le permettait. Nous disons bien « permettait », car après deux semaines de boulot, nous prenons une nouvelle orientation. Non pas que ce travail est infaisable, en fait il est moins exigeant que la plantation d’arbres faite l’an dernier. C’est plutôt de travailler physiquement treize heures par jour et 24 jours sans arrêt qui rend la tâche très difficile. Nous voyons les effets de l’exténuation sur nos collègues. Plusieurs d’entre eux n’ont pas eu de congé depuis plus de 60 jours! Désolé, mais au-delà de l’argent il y a tout de même notre santé. Nous prenons donc la décision de devenir secouristes. Nous croyons avoir fait un bon choix en mettant nos priorités aux bons endroits.

Patrick sous le soleil des pleines de l'Alberta
Patrick sous le soleil des pleines de l'Alberta
Hélicoptère
L'hélicoptère, l'un des moyen de transport de travail

Formation de secouriste
Patrick sert de cobaye dans la formation de secouriste

En Colombie-Britannique et en Alberta, il y a une loi qui demande à ce que toutes équipes de travail qui exercent un métier à risque et qui se situent à plus de 20 minutes d’un centre hospitalier se doivent d'être assistées d’un secouriste. Donc, les compagnies pétrolières, minières et forestières nécessitent ce type de personnel. Nous découvrons que plusieurs emplois sont disponibles, que le travail est très bien rémunéré soit entre 175 $ et 225 $ par jour. De plus, l’hébergement et les repas sont fournis. Par-dessus tout, il s’agit d’un travail qui nous intéresse. Pour parvenir à obtenir ce poste, nous devons détenir des certifications. Nous suivons une formation de deux semaines en premiers soins et deux formations en lien avec les produits dangereux.

Avec de la chance, nous découvrons que le cours en secourisme se donne dans un petit village appelé Golden, situé près de Banff. C’est dans ce petit coin de pays, entouré de montagnes aux neiges éternelles, que nous retrouvons notre amie d'enfance, Mélanie. Elle nous offre de partager son appartement le temps que l’on assiste à notre formation.

Caroline et Mélanie
Caroline et Mélanie,
des amies d'enfance

Paysage de la Colombie-Britannique
Paysage de la
Colombie-Britannique

Une fois toutes les certifications nécessaires obtenues, nous distribuons une cinquantaine de résumés à travers l’Alberta et la Colombie-Britannique. Nous voilà maintenant dans la région de Dawson Creek sur le 55e parallèle, à l’embouchure de l’autoroute de l’Alaska. Nous sommes secouristes sur des chantiers de forage pour le pétrole.

Dû à notre travail, nous logeons sous différents toits et nous ne partageons plus notre quotidien côte à côte. Ce sera ainsi pour une période de six mois. Cela nous donne du temps pour se retrouver chacun pour soi. On s’en remet aux technologies de notre siècle pour garder les communications. Depuis plus d'un an nous étions 24/24 h ensemble. Maintenant, nous allons devoir réapprendre à vivre notre quotidien séparément. C'est le prix à payer pour devenir secouriste.

 

En terminant, nous vous souhaitons bonne journée et surtout n’oubliez pas que vous êtes le seul responsable de la poursuite de vos rêves.

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